Veuillez patienter...
  • Botanic
  • Des "mauvaises herbes" utiles !

Des "mauvaises herbes" utiles !

Jean-Marc Chery, du blog www.newsweed.info, nous explique comment certaines herbes dites «mauvaises» sont au final utiles pour votre jardin, notamment en protégeant les autres plantes.

La nocivité des pesticides fait désormais partie des conversations des jardiniers, mais aussi des politiques. Diverses mesures ont été proposées pour réduire leur usage, dont l’une est la suspension de la vente de produits phytopharmaceutiques (insecticides, fongicides et herbicides) aux jardiniers amateurs. Certaines jardineries comme botanic® n’ont pas attendu cette proposition pour aller en ce sens et supprimer des rayons les produits issus de la chimie et promouvoir les alternatives naturelles.

 

Des "mauvaises herbes" utiles !
Les extraits végétaux : la panacée ?

Les extraits végétaux : la panacée ?

Parmi ces alternatives on parle beaucoup des extraits végétaux dont le plus célèbre est le purin d’ortie. Énormément de plantes qualifiées à tort de mauvaises herbes ont leur utilité au jardin. En effet les extraits végétaux du type purin, décoction ou macération sont des produits actifs en raison de diverses molécules présentes dans les feuilles, tiges ou racines.

Cultiver des mauvaises herbes : une drôle d’idée ?

Pour commencer, choisissez une parcelle de votre jardin dans laquelle vous allez cultiver ces herbes utiles souvent qualifiées de « mauvaises » par les jardiniers. Pas besoin d’une terre fertile, la plupart de ces plantes sauvages évoluant dans des terres sèches et caillouteuses, voire polluées comme des friches industrielles et autres talus au bord des routes. Citons en exemple l’ortie, la consoude, la tanaisie, la sulfureuse absinthe, la rue, la prêle, la bardane, la lavande, la sauge officinale, la valériane...

Pour les obtenir, point de prélèvements dans la nature, mais l’achat de semences sur internet ou dans une bonne jardinerie pour un prix modique par rapport aux services rendus. Pour la plupart le semis s’effectue en avril/mai en place ou en caissette suivie d’un repiquage en godet. La récolte de ces plantes s’effectue la seconde année lorsqu’elles sont devenues fortes et vigoureuses. Attention certaine comme la prêle ou la consoude peuvent s’avérer envahissantes au jardin.

des-mauvaises-herbes-utiles_3

Et après ?

Une fois votre petit jardin de plantes utiles constitué, il suffit de récolter les feuilles (tiges ou racines) puis d’appliquer l’un des modes de préparation suivants :

L’extrait fermenté

En général mise en fermentation de 1kg de feuilles fraiches dans 10l d’eau de pluie (important) suivi d’un filtrage puis d’une dilution avant application (pulvérisation ou arrosage).

La décoction qui consiste à faire bouillir une quantité variable de plantes (en fonction des recettes) dans de l’eau de pluie suivi également d’une dilution avant application (pulvérisation).

L'infusion

Relativement similaire à la décoction à la différence près que l’on arrête l’ébullition dès que l’eau frémit. Puis on laisse infuser jusqu’à refroidissement avant application (pulvérisation). À noter que la décoction est plus puissante en terme d’efficacité contre les nuisibles que l’infusion.

La macération

C’est un trempage des plantes dans de l’eau à température ambiante pendant 24 heures seulement.

En fonction des plantes utilisées et des modes de préparation, les solutions obtenues possèdent soit des propriétés insecticides, insectifuges, fongicides ou fertilisantes sur les légumes ou plantes d’ornements du jardin. Mais dans tous les cas, ces remèdes maison doivent être accompagnés au jardin d’une démarche biologique globale visant à intervenir le moins possible en laissant les équilibres naturels faire leur travail...

Crédit Textes et photos : ©Jean-Marc Chery et Crédit photo : ©Jean-Marc - Newsweed.info ©Istock

Notre sélection de produits

×
AVEC LE CLICK &COLLECT
JE RETIRE MA COMMANDE EN 2H
DANS MON MAGASIN BOTANIC®

© 2018 botanic® - v.1.0.0.0