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La bonne plante au bon endroit

Dans son milieu naturel d'origine, chaque plante possède des exigences de vie particulière, acquises au fil de son évolution. Lorsque le jardinier ne les respecte pas, les plantes soufrent et sont plus vulnérables aux maladies et aux ravageurs.

C'est pourquoi, l'une des règles principales du jardinage écologique consiste à choisir des végétaux bien adaptés à l'endroit où ils seront plantés. Un bon diagnostic est essentiel pour identifier les contraintes à prendre en compte.

L'importance de l'acidité

L'acidité est la quantité d'hydrogène présent dans le sol. Plus le sol est acide, moins il contient de sels minéraux nutritifs nécessaires aux plantes. À l'inverse, un sol non acide (on dit basique) contient en général trop de calcaire, au détriment des éléments nutritifs assimilables par les plantes. Dans un cas, comme dans l'autre, seules un nombre restreint de plantes cultivées supportent cela. La plupart apprécient un pH (l'unité de mesure de l'acidité, prononcée pé-ach) compris entre 6 et 7, 7 étant la neutralité.

Sol argileux humide ou bien drainant

Un sol argileux n'est vraiment contraignant que lorsqu'il est humide en permanence. L'eau stagnante s'oppose au développement des racines qui sont asphyxiées. Dans un jardin ornemental, l'humidité du sol peut être un atout car certaines plantes vivaces, arbuste et arbres supportent parfaitement cette situation. De jolies plantes comme Aruncus, Cimicifuga, Gunnera, Lamiastrum, aulne..., que bien des jardiniers aimeraient pouvoir cultiver, ne le peuvent pas si leur sol est trop drainant. À l'inverse, la plupart des légumes, des fruits et des plantes de lumières préfèrent un sol drainant.

Sec en été ou relativement frais

Le besoin en eau est un paramètre fondamental, de plus en plus contraignant. Il est lié au climat, mais aussi à la nature du sol. Un sol profond, riche en humus et argileux emmagasine beaucoup plus d'eau qu'un sol superficiel, pauvre en humus et sableux. Si certaines plantes demandent une bonne alimentation en eau en été (Dahlia, Rudbeckia, érable japonais, Lobelia, aconite, acanthe …), d'autres s'accommodent d'un sol superficiel et desséchant (Phlomis, lavande, Lychnis, santoline, Armeria, Kniphofia, Sedum,...).

Au soleil ou à l'ombre

C'est une évidence, certaines plantes ne vivent bien qu'au soleil et dépérissent peu à peu ou sont malades lorsqu'elles sont placées à l'ombre même légère. Par exemple, les rosiers sont moins atteints par la maladie des taches noires au soleil qu'à l'ombre. En effet, on ne pense pas toujours à l'évolution des végétaux les uns par rapport aux autres. Dans un jeune massif ou une jeune haie tous les sujets bénéficient du soleil. Mais très vite, les plus grands ombrent les plus petits qui, s'ils ne le supportent pas, disparaissent.

Crédit texte : Denis Pépin et photo : Arnaud Childeric

La bonne plante au bon endroit

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