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Docile comme une carpe koï

Au jardin, elles fleurissent les bassins de leurs robes chamarrées. En plus d'être élégantes, les carpes japonaises, appelées koïs, sont faciles d'entretien et même familières avec leur maître. De vraies carpes de compagnie !

Japonaises, les carpes koï ? Pas jusqu'au bout des écailles... À l'origine, leurs ancêtres, les carpes magoï, proviennent d'Asie orientale et de Chine. Importées dans l'archipel nippon il y a plusieurs siècles, elles ont été élevées par la noblesse comme poisson d'ornement puis dans les rizières pour nourrir les paysans. C'est dans la région du Niigata qu'ont lieu les premières mutations chromatiques, au début du 19e siècle.Du noir et gris à divers coloris : leur robe terne prend de la couleur au gré des croisements. Exportées en Europe après la Seconde guerre mondiale, les carpes japonaises affichent aujourd'hui une belle palette de variétés. La plus prisée, baptisée tancho du nom de la grue japonaise, possède une robe aux couleurs du drapeau nippon : blanche avec une unique tache rouge sur la tête. Si les puristes et les collectionneurs ne jurent que par les carpes koïs élevées au Japon, celles produites en France et en Europe, issues de géniteurs japonais, affichent également de belles couleurs. Moins chères, elles s'avèrent donc plus accessibles à ceux qui veulent se lancer dans l'aventure des koïs. Et venir grossir les rangs des passionnés de carpes japonaises.

Arc-en-ciel au jardin

Blanc, jaune, orange, rouge, bleu, noir, platine, reflets métalliques, argentés... Les koïs apportent une touche élégante et festive aux bassins de jardin. Oubliez l'aquarium ! À moins de posséder un bac d'un très grand volume : les koïs sont des poissons de grande taille. Or, comme c'est un animal grégaire et sociable, mieux vaut prévoir large. Il faut 3m3 minimum pour un poisson, puis 1m3 pour chaque poisson supplémentaire. Ainsi pour 3 poissons il faudra compter 5m3 d’eau. Habitués des eaux froides, les koïs supportent très bien les rigueurs hivernales. Dès que la température baisse au-dessous de 6°C, ils entrent dans une phase de léthargie, s'enfouissant dans la vase au fond de la pièce d'eau. Il n'est alors plus nécessaire de les alimenter. Avec l'arrivée des beaux jours, quand elles retrouvent l'appétit, les carpes japonaises ne font pas la fine bouche. Préparations déshydratées, poudre, flocons, granulés... On peut leur donner toutes sortes de nourritures pour poissons. Celles spéciales « carpes koïs » possèdent cependant l'avantage d'être plus adaptées à leurs besoins, donc mieux assimilées. Ce qui signifie en théorie moins de déchets dans le bassin et des poissons colorés et en bonne santé. Il existe également des mélanges plus riches et plus digestes spécifiquement formulés pour l'entrée et la sortie de la léthargie hivernale.

À table, c'est l'heure !

Les koïs sont réputés pour leur caractère docile et routinier. Il suffit de les nourrir à heures fixes pour réussir à les apprivoiser. Une fois familiarisés avec leur maître, ils acceptent facilement de venir manger dans sa main, d'être caressés et manipulés. Autre qualité des carpes japonaises : ce sont des pacifiques de première. Elles cohabitent très bien avec d'autres espèces de poissons, tels les poissons rouges. Éviter néanmoins tout contact avec des poissons sauvages. Ils pourraient leur transmettre des maladies ou des parasites.

Fiche d'identité

  • Ordre: Cypriniformes
  • Famille : Cyprinidés
  • Espèce : Cyprinus carpio carpio
  • Taille : de 30 cm à 100 cm, voire 120 cm pour les plus imposantes
  • Signe particulier : possède deux paires de barbillons autour de la bouche qui permet de les distinguer des poissons rouges.
  • Longévité : de 20 à... 70 ans !
  • Variétés d'élevage : très nombreuses : Doitsu, Bekko, Asagi, Tancho, Matsuba, Taisho, Kigoi, GinRin Kohaku, Sanshoku, Showa, Ochiba, Goshiki, Hikari, Kujaku, Kawarimono, Utsuri, Goromo, Utsurimono...

Crédit photo : iStockphoto.com/han3617

Docile comme une carpe koï

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