Développement durable Actus et produits Idées et conseils Les magasins
Comment faireJardiniers en herbeAteliers et travaux pratiques
Tisse une haie vivante Version imprimable Envoyer à un ami

Pour allier l’utile à l’agréable, cette méthode ancienne va amuser plus d’une de nos têtes blondes ! En effet, pour apprendre en même temps à tisser comme le font les vanniers et se découvrir peut-être une âme de jardinier, cet atelier complet et vivant marchera à coup sûr. Il est à peu près certain que les plus grands se piqueront aussi au jeu !! Bref pour toute la famille, de 7 à 99 ans, c’est à essayer cet automne !

 

Matériel :

- Des tronçons de saule osier (vert et non sec) ou boutures d’un an assez longues.
- Des liens plastifiés (facultatif)
- Des tuteurs pour la structure de soutien
- Du fil de fer

Quelques précisions sur les plantes à choisir

C’est le saule osier ou saule des vanniers qui est le plus adapté (Salix viminalis). Mais le Salix purpurea, le Salix noir de Tourraine, le Salix alba-vitellina, le Salix triandra sont très intéressants aussi pour cette utilisation pour la couleur de leur écorce. Le Salix alba ‘Pendula’ ou saule pleureur de ton jardin peut également être utilisé : demande alors à ton papa de tailler dès cet automne un ensemble de branches sitôt le premier œil des rameaux de l’année afin qu’elles en émettent au printemps prochain de nouvelles tiges bien droite et fortes que tu pourras alors utiliser.

Le saule est une plante qui affectionne les terrains humides, je choisis donc un endroit du jardin où la terre n’est pas trop sèche.

 

Quand puis-je essayer ce tissage vivant ?

Comme c’est un principe de bouturage et que la branche de saule n’a encore aucune racine, je pratique la « plantation » entre le mois de novembre et les mois de mars ou d'avril. En tous cas en période hivernale de repos de végétation, et si le printemps approche, je procède avant que les branches n’émettent des feuilles au niveau de leurs bourgeons.


Concrètement comment je m’y prends ?

1) Je prépare le sol de ma ligne de haie à planter : je demande à papa de m’aider à retourner à l’aide d’une fourche bêche la terre de l’emplacement choisi. Le mieux est de retourner une trentaine de centimètres en profondeur afin de bien ameublir le terrain. Les boutures n’en seront que mieux enfoncées. Je passe un râteau ensuite pour niveler le sol et casser les grosses mottes.
Je peux également préparer (avec papa toujours) une structure avec tuteurs et cordages ou fils de fer pour consolider l’ensemble si la situation de ma future haie est très exposée au vent.

2) J’ajoute à la terre du terreau de plantation en saupoudrant légèrement sur toute la longueur de la ligne de plantation. Je passe à nouveau le râteau.

3) Je prépare mes tronçons de saule : je commence par faire tremper la botte dans un grand seau d’eau puis je les détache de leur botte, je fais une coupe nette au sécateur à la base de chacune des branches de préférence en biseau. Aucune extrémité ne doit être hachée ou déchiquetée, car de la coupe nette dépend la reprise facile et rapide de ma branche.

4) Je prends des lots de 5 branches que j’enfonce en biais (vers la droite) généreusement c’est à dire sur 30 centimètres de profondeur, en les gardant bien serrées les unes contre les autres, en ligne : chaque lot de 5 est aussitôt croisé à un autre lot de 5 plantées également en biais mais dans l’autre sens (vers la gauche). Je tasse avec le pied au fur et à mesure de mes plantations pour stabiliser la base.
Lorsque j’ai planté la ligne de la future haie, je commence à tisser chacune des branches en procédant comme pour un panier en passant les tiges une fois au dessus de l’autre tige, une fois au dessous. Je peux inventer ensuite toute sorte de tissage au grès de ma fantaisie.

Je n’oublie pas de les planter en biais opposés pour croiser les branches. Comme en vannerie, il est nécessaire de serrer correctement les branches pour qu’elles tiennent unies ensembles. Quelques liens plastiques peuvent par endroit aider à la fixation. Dès que la reprise sera réalisée, les ramifications viendront consolider l’ensemble de la structure et je pourrai les enlever.

5) J’égalise la hauteur en rabattant les rameaux à une même hauteur.

 

Conseils d’entretien de ma haie

- Lorsque les bourgeons éclatent, et que les feuilles apparaissent, je surveille que la haie ne manque pas d’eau.

- Pour la taille, il suffit de réduire l’épaisseur avec le taille-haie régulièrement pour l’obliger à s’épaissir, et de maintenir ensuite selon le souhait et l’utilisation.

- Je peux agrémenter la haie de plantes grimpantes à semer qui ajouteront de la fleur et donc de la couleur à l’ensemble.

- Je peux utiliser ce principe de tissage pour toute réalisation que j'invente…au grès de mon imagination !

 
Précédent
Plan du site | Mentions légales | Mon espace | Jardinerie botanic