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La rotation des cultures au potager Version imprimable Envoyer à un ami
La rotation des cultures consiste à ne pas cultiver une même plante au même endroit plusieurs années de suite. Cette sage précaution, l'une des bases du jardinage biologique, est indispensable pour éviter la propagation des maladies, des ravageurs et des herbes indésirables qui affectent certains légumes ou familles de légumes, pour préserver la richesse et la fertilité des sols à long terme.

Éviter les airs de famille
Dans la famille des brassicacées (ex Crucifères), le chou, le navet, le radis, la roquette, mais aussi la moutarde, la navette, le colza (engrais verts) ont des ennemis en communs par exemple l'altise, une sorte de mini coléoptère piqueur brouteur qui perfore les jeunes feuilles, la mouche du chou, la piéride, la hernie… De plus, leurs racines prélèvent beaucoup de soufre et de potasse, ce qui pourrait conduire à un épuisement local des sols s'ils étaient cultivés au même endroit. Elles secrètent aussi des substances qui sélectionnent la faune et la microflore du sol.

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Altise Mouche du chou Piéride Hernie

Bref, un déménagement de la famille tous les ans ne peut que lui être salutaire, avec une interdiction de séjour pendant au moins 3 ans. Tenez en compte aussi avec les engrais verts apparentés.

ImageLes familles à problèmes
Les fabacées (ex légumineuses) : rotation de 2 à 3 ans pour les pois, haricot, fève, féverole, trèfle. Ils enrichissent le sol en azote mais ont des maladies en commun.
Les solanacées : rotation de 4 ans pour les pomme de terre, tomate, aubergine.
Les Brassicacées (crucifères) : rotation de 3 à 5 ans (voir plus haut).
Les alliacées (ex liliacées) : rotation de 3 à 4 ans pour l'ail, oignon, échalote, poireau, ciboule, 4 à 5 ans pour l’asperge.

ImagePas deux gourmands à suivre
La rotation consiste aussi à ne pas faire se succéder toujours au même endroit des plantes trop gourmandes (poireau, chou, tomate, courgette), sauf à ajouter du compost tous les ans. Il est préférable d'organiser la succession sur un même emplacement en fonction des besoins : les gourmands d'abord, les moins gourmands ensuite (pomme de terre, salades, bettes, betteraves…) et l'année suivante les petits mangeurs (ail, oignon, échalote, carotte, pois…). Ainsi, tous les besoins seront satisfaits, sans épuiser la terre et…le jardinier.

Texte : Denis Pépin
Illustrations : Jérôme Desbordes
 
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