Avant de commencer à jardiner, il est impératif que tu saches comment est la terre de ton jardin, afin de choisir les plantes qui vont s’y plaire. Regarde la terre de près, et observe les herbes sauvages qui y vivent spontanément.

- Prélève un échantillon de terre, au moins à 25cm de profondeur, et examine-la. Si elle est légère, de couleur foncée, avec des restes de débris végétaux, elle est riche en humus. Si elle est blanche et d’apparence crayeuse, elle est calcaire.
- Malaxe une poignée de terre légèrement humide et laisse-la tomber sur un sol dur. Si elle tombe en restant agglomérée, le sol est riche en argile. Si elle ne s'agglomère pas et s'effrite, le sol est sablonneux. Si la motte s'agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche : c’est la composition idéale ! Et là, tu as beaucoup de chance !
- Maintenant, regarde les herbes folles qui vivent naturellement dans ton jardin.
S’il y a de grands tapis de pâquerettes, le sol manque peut-être de calcaire.
Il y a beaucoup de prêles ? Voici un sol argileux, trop acide, mal drainé. De l’oseille ? Le sol est acide, mal drainé. De la luzerne ? Ton sol est profond, riche en chaux et en sulfate de chaux. Le pissenlit aime un terrain argileux, lourd, riche en potasse.
Si il y a énormément de séneçon, c’est que le sol manque de fer. Si tu plantes à cet endroit des rosiers ou des hortensias, ils se décoloreraient : ils seraient chlorosés. La chlorose se voit couramment en terrain calcaire.
Trop d’orties ? Il y a un excès d’azote et de fer.
Texte : Rose Landrieux
Illustrations : Jérôme Desbordes