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« Elevé à la main » : l’oiseau rare Version imprimable Envoyer à un ami
EAM ou EPP ? « Elevé à la main » ou « élevé par ses parents » ? Derrière les sigles, se cache une différence de taille : l’un est un vrai oiseau de compagnie, habitué dès son plus jeune âge au contact de l’homme, l’autre non. Très appréciés, les « élevés main » sont évidemment très prisés. On se les arrache dans les animaleries !

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Couple d'Inséparables à tête de pêche
© Bios
L’élevage à la main, c’est chez les oiseaux un gage de familiarité avec l’homme. Car dès leur plus jeune âge, ces perroquets et ces perruches sont en contact direct avec l’éleveur. Le nourrissage à la main débute dès l’éclosion pour les grandes espèces de perroquets comme les amazones, les aras, les cacatoès, et un peu plus tard, entre 8 et 15 jours, pour les petites espèces, des poids plumes à la naissance trop difficiles à manipuler. C’est le cas des perruches calopsittes, des kakarikis, des inséparables dont il existe plusieurs espèces, des perruches américaines appelées aussi conures ou Aratingas, mais aussi des perruches asiatiques comme la perruche Alexandre.

Garde rapprochée

Placés dans des éleveuses à 37°C au départ, les oisillons sont nourris à une cadence correspondant à leur stade de développement : toutes les deux heures environ pour les perroquets à peine éclos, trois à quatre fois par jour plus tard. Au menu, une bouillie spéciale servie directement dans le bec à l’aide d’une seringue ou d’une cuiller stérilisée. Surveillé de près, chaque oisillon est pesé régulièrement. Sa courbe de croissance permet d’adapter les dosages en nourriture et de s’assurer de sa bonne santé. A mesure qu’ils gagnent en plumes, la température des éleveuses est abaissée. Suivant les espèces, un à quatre mois d’élevage à la main sont nécessaires avant de pouvoir les sevrer puis les acheminer en magasin. Les perruches calopsittes font figure d’exception. Habituées à rester longtemps avec leurs parents dans la nature, elles ont besoin, pour le sevrage, de plus de temps. Et d’un mode d’emploi : on les place dans des cages avec d’autres perruches qui leur apprennent à se nourrir elles-mêmes et à avaler leurs premières graines.

Rare et royale
Une vraie denrée rare, la perruche royale élevée à la main ! Cette particularité tient au fait que chez les perruches royales, seuls les mâles, qui possèdent un beau plumage coloré, sont prisés comme animaux de compagnie et donc élevés à la main. Les femelles, elles, sont élevées par leurs parents. Mais comment déterminer le sexe de l’oisillon avec certitude ? La solution tient dans la coquille. L’analyse ADN d’un de ses morceaux permet de différencier les mâles des femelles.

Texte : Floriane Dupuis
 
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