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Marcotter mes Pieris, Kalmia, Camélia et bruyères ... Version imprimable Envoyer à un ami

Ces arbustes de terre de bruyère possèdent des branches longues et souples permettant ce mode de multiplication ; certains arbustes tels que les Rhododendron, et les Magnolia, se reproduisent naturellement par marcottage en émettant des branches au ras du sol qui produisent des racines au point de jonction avec la terre.

Matériel :

- Un pied mère à marcotter
- Un Greffoir
- De la terre de bruyère
- Du sable grossier
- De la tourbe
- Des tuteurs (proportionnés à la marcotte)
- Du fil de fer ou des agrafes pour bâches plastiques de talus.


Pourquoi cette méthode de multiplication sur ces arbustes ?

Parce que ces derniers ont des branches émanant de la base de leur silhouette, et présentent une souplesse et une flexibilité ainsi qu’une excellente reprise par ce mode de multiplication. De plus le marcottage est très simple et à la portée de tous.


Quand réaliser cette opération ?

Cette opération peut être réalisée pendant une longue période s’étendant du début du printemps jusqu'à l’été (août). A cette période, les arbustes produisent de nombreux rameaux aux tissus souples et flexibles.


Concrètement, comment pratiquer le marcottage simple par couchage ?

1) Je choisis quelques branches saines, vigoureuses, nouvellement apparues ou émises pendant l’année, souples en position basse sur l’arbuste.

2) Je supprime les feuilles sur une quarantaine de centimètres, en prenant soin de préserver celles de l’extrémité de la tige sélectionnée ; je pratique une petite entaille sur la tige côté orienté vers la terre pour amener les tissus à se spécialiser pour former de nouvelles racines. Un morceau de bois ou autre matériau glissé dans l'entaille maintiendra celle-ci ouverte; celle-ci sera ensuite recouverte d’hormone de bouturage.

3) Parallèlement à cette opération, je creuse un trou assez profond (environ 15 cm) dans lequel je place la tige entaillée : je la maintiens dans le fond à l’aide d’une grande agrafe en fil de fer ou de piquets de bois. Je recouvre la partie entaillée de la tige en débordant sur 15 cm minimum de chaque côté, à l’aide d’un mélange à part égale de tourbe, de terre de bruyère et de sable grossier.

4) La partie de la tige qui émerge doit être stabilisée pour permettre l’enracinement correct de la marcotte. Pour cela, je place un tuteur proportionné à la tige que j’enfonce jusqu’à ce qu’il ne bouge plus ; je fixe la tige dessus par des liens souples, car la branche va continuer à se déployer.

5) Le marcottage est une opération simple mais de longue durée : il faudra entre 6 mois et un an pour que les racines soient suffisamment nombreuses pour permettre la séparation de la marcotte du pied-mère. Avant de procéder à la séparation, assurez-vous que les racines sont bien présentes, et assez nombreuses en écartant délicatement la terre à l’endroit de l’entaille. Si c’est le cas, coupez proprement la tige marcottée près des nouvelles racines émises côté pied mère, puis plantez-la dans un mélange de terre de bruyère, de tourbe et de sable à son emplacement définitif. Arrosez généreusement.

 
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