Selon que l’on choisit de planter une haie défensive, une haie mitoyenne, une haie basse, une haie vive / fleurie ou une haie brise-vent / brise-vue, on ne procèdera pas de la même manière pour la planter. Des espacements sont à respecter entre les végétaux et entre la haie et les limites de terrain ou de propriété.
Quand planter ?
Une haie se plante de préférence en automne et au début du printemps ; à ces saisons les végétaux sont conditionnés en racines nues car ils sont alors en repos de végétation ; de plus ce conditionnement permet une manutention aisée et peu volumineuse des plantes si la longueur à planter nécessite un grand nombre de sujets. Cependant, cette opération peut être poursuivie pendant le reste de l’année pour les surfaces moyennes à petites : on utilisera alors des plantes conditionnées en conteneurs ; ce conditionnement ne cause aucun « stress » à la plante qui va être plantée car aucune racine n’est endommagée par un arrachage, elles sont seulement transférées dans un espace plus grand, la pleine terre. La seule exigence réside alors dans l’arrosage après la plantation : que le temps soit sec ou humide, il sera nécessaire de surveiller en arrosage car la plante reste en pleine végétation et ne doit souffrir d’aucun manque d’eau.
Pratiquement, comment dois-je m’y prendre ?
Pour tous les types de haie, les végétaux, si ils sont choisis en racines nues, doivent subir plusieurs opérations avant la plantation proprement dite. Si l’on choisit des végétaux en conteneurs, les opérations sont différentes mais tout aussi essentielles.
En racines nues, la plante doit subir une opération appelée habillage, qui s’applique à la partie souterraine c’est-à-dire aux racines et à la partie aérienne, c’est-à-dire aux tiges et aux branches. L’habillage consiste à équilibrer les deux parties qui ont peut-être pâti de l’arrachage et du transport jusqu’au lieu de plantation. On utilisera un sécateur bien aiguisé pour rafraîchir les coupes des racines et des branches abîmées puis on raccourcira toutes les branches et toutes les racines dans la même proportion. Une fois cette opération effectuée, on procèdera au pralinage des racines : cette nouvelle opération consiste à tremper le système racinaire complet dans un mélange d’eau, d’argile, de boue et engrais ou hormone de croissance. Les racines ainsi mouillées sont protégées contre le dessèchement et prêtes à démarrer dès la plantation grâce aux hormones de croissance.
En conteneur, la plante ne nécessite pas de pralinage puisque les racines sont toutes rassemblées dans le pot sans aucun dommage à la plantation : cependant, il est nécessaire de ‘détacher’ un peu les racines du pourtour de la motte contenue dans le pot plastique (sans pour autant détruire la motte formée) afin de leur permettre et de les inciter à croître désormais vers l’extérieur de la motte et d’assurer ainsi l’ancrage dans le sol de l’arbuste. Si cette opération n’est pas effectuée, les racines risquent de poursuivre leur croissance en continuant à tourner sur elles-mêmes et de créer un « chignon » : la plante ne s’enracine pas en profondeur, elle ne se trouve pas ancrée dans le sol et manquera de stabilité en cas de grand vent. Ensuite il est simplement conseillé d’éliminer ou de réduire les branches abîmées ou cassées.
La possibilité d’appuyer des végétaux sur un mur non mitoyen n’appartient qu’au propriétaire du mur.
Il est possible de planter une haie de part et d’autre d’un mur mitoyen séparatif sans distance de plantation imposée ; cependant, il sera demander de veiller à ce que la hauteur des végétaux ainsi plantés ne dépasse pas ce mur.
Il est fortement conseillé, si la haie est importante et large, de l’installer sur un film tissé, plastique, feutre ou de mettre en place un paillage naturel afin de limiter la pousse des mauvaises herbes.