Les vivaces de grande taille ont tendance à s’incliner, voire à s’affaisser ou s’écrouler au moindre coup de vent, sous les fortes pluies ou simplement sous le poids des fleurs. Il ne faut pas négliger le tuteurage, afin d’éviter les catastrophes.- Décidez quelles plantes ont besoin d’être soutenues. Si votre expérience des années antérieures ne suffit pas, voici quelques végétaux qui nécessitent, en principe, d’être tuteurées : delphiniums, galégas, grands asters, grandes sauges (Salvia uliginosa, par exemple), pivoines, rose trémière, dahlias…

- Choisissez le mode de tuteurage, discret ou bien, au contraire, presque artistique : bambous, fers à béton, branches de noisetiers, grillage à mailles fines…

- Osez un tuteurage original : barre à rideau à boules, tête de lit en métal…

- Un tuteur classique, c’est souvent dangereux : en vous baissant vers une plante, vous risquez de ne pas le voir et de vous blesser. Posez à l’extrémité des petits pots en terre cuite, renversés, ou tout autre objet : oiseau en métal, grenouille en bois, décoration en terre cuite…
- Tuteurez suffisamment tôt afin que les plantes se développent harmonieusement autour du support. Enfoncez le tuteur choisi à 5 à 10cm de la plante, à l’arrière. Dès que la plante mesure 30 à 40cm, entourez-la de raphia, et liez le raphia au tuteur. Recommencez la même opération au fur et à mesure de la croissance, tous les 30 à 40cm.
- Il existe des tuteurs télescopiques que l’on déplie au fil de la croissance de la plante.
- Certaines plantes, comme les hémérocalles ou les marguerites, très touffues, constituent un bon support naturel, pour les lis et les glaïeuls, par exemple.
Texte : Rose Landrieux
Illustrations : Jérôme Desbordes