Certaines orchidées sont faciles à vivre et donc tout à fait adaptées pour les « novices » amateurs de ces beautés tropicales. En voici quelques-unes qui se cultivent en serre froide, c’est-à-dire sous abri non chauffé l’hiver, mais maintenant à cette saison, une température de 10°C minimum.
Ce sont les Brassia aux fleurs munies de longs pétales jaunes mimant les araignées ; les Dendrobium aux grandes fleurs tantôt solitaires tantôt regroupées en panicules, les Oncidium, caractérisées par une multitude de petites fleurs au labelle bien visible jaune vif, réunies en panicules, les pétales sont tachés de brun, les Cymbidium aux nombreuses grandes fleurs réunies en grappes, caractérisées par le labelle formant une gorge généreuse, etc…
Les Phalaenopsis, quant à eux, sont des orchidées de climat chaud exigeant pour leur culture une atmosphère qui se reconstitue aisément, mais en serre chaude humide.
Un peu de botanique
Toutes ces orchidées sont originaires pour les unes, d’Argentine et du Sud du Brésil, pour les autres des forêts humides de de l’Inde ou de l’Asie ; elles sont épiphytes (poussent sur les arbres sans les parasiter) ou terrestres et nécessitent des soins précis même si les espèces citées ci-dessus supportent de petites erreurs de culture. La connaissance de quelques notions sur leur spécificité permet d’adapter au mieux leur culture.
Les plantes épiphytes sont des plantes qui poussent sur les arbres en forêt tropicale humide, et dont les racines pendent en hauteur, captant humidité et débris de toutes sortes véhiculés par l’air. Ces racines aériennes se comportent comme des éponges qui se gonflent de l’humidité contenue dans l’air.
Les plantes terrestres poussent dans des substrats très légers et humifères d’où l’utilisation de tourbe et de sphaigne. Comme dans leur lieu d’origine, ces orchidées demanderont à être protégées des courants d’air, même si un renouvellement de l’air constamment chargé d’humidité restera préférable.
Plantation et entretien
Je plante mon Cymbidium dans un mélange de terreau spécial orchidées (composé de matériaux synthétiques) de tourbe et de quelques copeaux de charbon de bois que j’humidifie aussitôt par vaporisation. Le charbon de bois va emmagasiner l’humidité, ainsi que la tourbe pour la libérer avec des éléments nutritifs progressivement. Je choisis une exposition lumineuse sans rayons de soleil directs. Les Cymbidium étant originaires de régions tropicales, ils apprécient une humidité sur le feuillage, je le vaporise donc avec de l’eau de pluie plusieurs fois par jour suivant l’atmosphère de la pièce en veillant bien à évacuer le surplus pour que le substrat ne demeure pas trop humide quand la température baisse en fin de journée. Un apport d’engrais est nécessaire en été pendant la période de végétation, j’apporte pour cela un engrais spécial orchidées environ une fois tous les 15 jours, en même temps que l’arrosage.
Je plante mon Brassia, dans un mélange de terreau spécial orchidées épiphyte, ou si je le peux, suspendue comme dans sa forêt natale, sur un tronçon d’écorce. L’exposition doit être semi-ombragée, pour éviter les rayons directs du soleil. Un apport d’engrais est toujours le bienvenu pendant l’été à la fréquence d’un apport d’engrais spécial orchidées tous les 3 ou 4 arrosages. Le feuillage doit être vaporisé tous les jours. Je supprime les apports d’engrais pendant la floraison printanière.
Je plante mon Dendrobium et mon Oncidium comme le Brassia, puisqu’il est également classé dans les plantes épiphytes. Je maintiens une ombre partielle pendant la période estivale, et je l'expose en lumière vive pendant l’automne pour préparer la floraison printanière.