Les rhododendrons se prêtent très bien à ce mode de multiplication, très facile à réaliser, mais ils peuvent également être multipliés par marcottage, et pour les variétés à branches trop solides pour être marcottées, il sera possible d’effectuer un marcottage aérien.
Quelles sont les espèces de Rhododendron que je peux multiplier de cette manière ?
Je bouture les rhododendrons dits vrais, persistants, par opposition aux azalées qui sont une sous branche des rhododendrons, tout en faisant partie du genre.
Matériel :
- un pied-mère de rhododendron
- un chassis froid ou une couche froide
- de l’hormone de bouturage en poudre
- un greffoir propre ou sécateur
- de la tourbe et de la terre de bruyère, du sable grossier
- un pot en terre, une caissette de semis, ou une mini-serre
Quand puis-je effectuer cette opération ?
Je peux bouturer mon rhododendron pendant le mois de juillet et jusqu’en août : je pratique ainsi sur un rhododendron à floraison printanière ; par contre j’attends le mois de septembre pour un rhododendron à floraison estivale.
Concrètement, comment dois-je m’y prendre ?
1) Je choisis des portions de tiges semi-ligneuses c’est-à-dire aux tissus commençant à se lignifier et non plus seulement herbacés et verts. Cette évolution se réalise vers la fin de l’été, en prévision de l’hiver. Les tissus lignifiés se prêtent mieux au bouturage et sont moins susceptibles de pourrir que les tissus herbacés encore tendres. Je choisis de préférence des rameaux âgés d’un an ou deux. Je les sélectionne et les coupe à une taille d’environ 8 à 10 cm de longueur sur le rameau porteur en prenant soin d’effectuer une coupe franche au sécateur, et ceci immédiatement sous un nœud (point de jonction entre la tige et le pétiole de la feuille).
Ensuite je prépare ma bouture : je supprime les feuilles présentes vers la base de la bouture, et je réduis de moitié
celles qui se situent sur l’autre extrémité de la bouture : cette opération évite une perte d’eau trop importante de la jeune bouture par évaporation pendant les premiers temps suivant le bouturage.
2) Je trempe les boutures dans une hormone de bouturage en poudre en prenant soin d’éliminer le trop plein d’hormone en les tapotant sur le bord du contenant.
3) Dans un pot, une caissette ou une mini-serre, je prépare le substrat en mélangeant de la tourbe et du sable grossier. J’enfonce les boutures aux 2/3 ne laissant apparaître que les quelques feuilles de l’extrémité. Je tasse légèrement autour des boutures, puis j’arrose, de préférence ave
c de l’eau de pluie non calcaire ; je place ensuite ma caissette ou ma mini-serre dans un châssis froid recouvert d’un plastique ou d’une vitre pour maintenir une atmosphère chaude et humide.
La reprise est longue et l’apparition de nouvelles feuilles m’assurera de la bonne reprise de mes boutures. A ce stade, je pourrai repiquer mes boutures individuellement dans un mélange de terre de bruyère, de tourbe et de sable. Attention à l’hiver qui peut endommager mes jeunes plants encore fragiles.