Au jardin ou sur le balcon, le choix des pots doit mettre en valeur les plantes, participer au décor sans en être les vedettes. Bois, terre cuite, fonte, zinc… choisissez la matière selon votre envie, son usage et votre budget. Sachez que les arbustes et les grandes vivaces nécessitent un contenant assez grand et profond (minimum 40 cm) pour bien développer leur système racinaire.
 |
| © L. Di Orio |
Après avoir défini vos exigences pour un jardin de pots, vous pouvez imaginer de véritables ambiances qui s’harmoniseront avec le décor de votre jardin ou de votre balcon.
La terre cuite est l’élément de base, présent dans le monde entier. Même toute simple, elle devient de plus en plus jolie au fil des années. Le substrat y respire, l’eau s’évapore plus facilement. L’arrosage doit donc être plus fréquent qu’en pot plastique. En hiver, elle risque d’éclater sous l’action du gel si la terre cuite est gorgée d’eau. Il faut alors dès l’automne abriter ces pots des intempéries dans les régions à climat rigoureux.
La terre cuite vernissée. L’eau s’évapore moins que dans la terre cuite traditionnelle. Elle risque aussi de se briser en hiver.
Le grès, vernissé ou émaillé, est plus résistant au gel.
Le bois possède un aspect naturel qui convient bien aux grands bacs et longues jardinières. Isolant, il protège les racines des écarts de température.
Le plastique, bon marché, est pratique, léger, maniable, conserve plus longtemps la fraîcheur, donc l’arrosage est moins fréquent. Mais il n’a pas le charme de la poterie. Les petits contenants s’envolent facilement les jours de grand vent. Par contre, ce matériau est parfait pour les très grandes tailles de pot, sa légèreté en devient alors l’atout principal.
Très lourde,
la pierre reconstituée est réalisée à partir de moulage. Ces pots se prêtent à l’emploi en extérieur toute l’année car ils sont difficilement transportables.
Le zinc est léger,
la fonte est lourde ! Si vous devez bouger régulièrement la jardinière, choisissez le zinc. Les deux matériaux ont le désavantage de chauffer vite au soleil. Il est impératif de surveiller l’arrosage très régulièrement. La fonte a ses adeptes, malgré son poids. Le zinc est meilleur marché et plus léger.
N’hésitez pas à utiliser
des objets détournés : chaudron, arrosoir, seau, panier en osier…
Impérativement, pour tous ces contenants, vérifiez bien que les trous de drainage sont opérationnels afin que l’eau s’écoule facilement, ou prévoyez une couche de drainage (5 à 10 cm selon la taille) avec des graviers au fond.
Les bacs à réserve d’eau sont très pratiques si vous vous absentez souvent. Mais ne les employez que s’ils sont à l’abri des pluies, car si la réserve d’eau se trouve emplie en permanence, les plantes pourrissent.
Quelques précautions sont à noter :
1 - Il existe un large choix de formes, mais pour un pot à col rétréci, il sera difficile d’enlever la plante pour la rempoter sans endommager les racines, voire briser le pot. Il est donc conseillé d’y planter des plantes à massif annuelles.
2 - Les soucoupes sont nécessaires en été pour recevoir le trop plein d’eau et maintenir une bonne humidité racinaire. Par contre, pensez à les enlever en hiver afin d’éviter que le pot ne trempe en permanence dans l’eau.
3 – La réussite des plantations en pot repose sur le mélange terreux adéquat. Respectez les besoins de certaines plantes avec des terreaux spécifiques comme pour les rhododendrons, les plantes méditerranéennes, les agrumes, les cactées, les géraniums…
Texte : Rose Landrieux