|
Page 3 sur 5 Quels sont les principaux auxiliaires à favoriser ?
Les micro-organismes entomopathogènes : (contre les insectes parasites) · les champignons : ce sont des champignons microscopiques qui parasitent les pucerons, les larves du hanneton. · les bactéries : Bacillus thurigiensis contre les chenilles · les virus : qui se développent dans l’organisme de certains parasites tels que le Bombyx, la processionnaire du pin etc…
Les insectes auxiliaires prédateurs : (notre action particulière au jardin peut surtout agir sur ces derniers, en favorisant leur installation et leur développement) · les coléoptères : ce sont les coccinelles qui représentent le mieux cette famille d’insectes auxiliaires contre les pucerons et les cochenilles. · les hyménoptères : ce sont les Prospaltella qui parasitent le pou de San José. Il existe également un autre hyménoptère qui pond dans la Piéride du chou et dans le Bombyx. · les diptères : ce sont les syrphes essentiellement dont les larves se nourrissent de pucerons. · des acariens : certains sont carnivores et dévorent d’autres acariens : par exemple, pour lutter contre Tetranychus urticae.
Concrètement comment peut-on s’y prendre pour commencer chez soi, et quels sont les moyens pratiques proposés ?
L’observation : ainsi avec des parasites tels que les pucerons, il est utile de surveiller régulièrement, c’est-à-dire tous les jours, vos cultures qui y sont les plus sensibles : vous saurez ainsi intervenir dès l’apparition des populations et avant qu’elles n’affaiblissent vos cultures. Il est possible aussi de planter des capucines à proximité de vos lignes potagères pour inciter ces derniers à fuir votre potager.
Nous avons tous un pied de lys candide dans notre potager pour sa fleur inoubliable : pour lutter contre la Criocère du lys, rien ne remplace une visite journalière à vos lys, dès le printemps : supprimez les petites colonies d’œufs pondus quotidiennement dans les revers des feuilles et sur les tiges, par la femelle rouge vif et vous vous garantirez des lys magnifiques sans avoir utilisé aucun pesticide.
Les lâchers : lorsque le ravageur se met à croître trop rapidement, il peut être pratiqué ce qu’on appelle un lâcher inondatif. Il se réalise surtout lorsqu’il s’agit de cultures intensives en grande quantité. Pour le particulier il peut être utilisé mais à échelle plus réduite. Il consistera à introduire une proportion plus importante de prédateurs pour venir à bout de l’attaque d’un ravageur. Par exemple, il est possible de commander des larves de coccinelles pour effectuer un lâcher chez soi et remonter artificiellement la quantité de ce bénéfique prédateur.
L’utilisation d’insecticides biologiques à base de plantes : le Pyrèthre en particulier est très efficace et permet de réduire (par répulsion) ponctuellement une population de parasite qui se serait démesurément développée. Le savon, pourvu qu’il soit le plus naturel possible, mélangé à de l’eau constitue un excellent insecticide contre les cochenilles et les pucerons en agissant par étouffement et dessèchement.
Pour optimiser les effets bénéfiques : alliez lutte biologique et méthodes culturales, méthodes physiques, mécaniques etc….
C’est l’ensemble des moyens mis en place qui peuvent limiter efficacement et coordonner leurs effets sur une population de parasites de nos cultures : mais avant tout, contre bon nombre de ravageurs de nos jardins, présents souvent en quantité moyenne à petite, il est possible dans un premier temps de surveiller l’évolution de la population pour s’assurer qu’elle ne dépasse pas une certaine quantité après quoi il est recommandé d’agir localement et spécifiquement : les moyens peuvent être les suivants selon le résultat à obtenir : un tuyau d’arrosage, du papier gluant, un échenilloir, un tamis pour séparer des insectes vivant dans du grain, des voilages ou moustiquaires, du grillage pour les plus gros. Certaines méthodes physiques ne sont pas à négliger non plus, ainsi l’exposition au froid ou au contraire à la chaleur peut permettre de stériliser un terreau contaminé ; pour repousser des animaux on peut opter aussi pour les infra-sons et les ultrasons grâce à des appareils spécialisés. Enfin, les moyens tels que les appâts, les pièges par attraction (bouteilles de jus sucré pour attirer les guêpes en été, ou de la bière pour les limaces) dans les arbres ou dans la terre, les épouvantails donnent d’excellents résultats.
|